mercredi 27 février 2013

Stéphane Hessel, l’indigne faux Juif et vrai non-juif

Ancien ambassadeur ? Était-ce un critère de moralité ? Le nazi Otto Abetz était lui aussi ambassadeur. Résistant ? De nombreux antisémites ont été résistants. Michel Droit, qui rendait les Juifs responsables de l’antisémitisme, était un ancien résistant.

« Grand résistant » ? On aimerait savoir ce qui pourrait justifier un tel superlatif. Qui veut s’y coller ?

Ancien déporté ? Le négationniste Paul Rassinier était lui aussi un ancien déporté, dans le sens où lui aussi avait été interné à Buchenwald. Mais entre être interné comme opposant politique dans un camp de concentration et être déporté en tant que Juif dans un camp d’extermination, il y avait un monde. Cela n’avait tout simplement rien à voir.

Co-rédacteur de la Déclaration des droits de l’homme ? Mensonge, il n’y a joué aucun rôle et n’en a pas rédigé le moindre mot (voir ses propres paroles à ce sujet).

Quant aux origines juives, il suffit de lire les autres articles du présent blog pour comprendre avec quelle facilité une partie du public peut avoir tendance à en affubler à tort telle ou telle personnalité.

Autant de fausses qualités instrumentalisées, avec la complicité de l’intéressé, pour conférer un statut moral à un individu qui surfait sur la vague de l’idéologie à la mode, comme le rappelle Gilles William Goldnadel qui a très bien démonté les impostures de Stéphane Hessel dans son petit ouvrage intitulé Le vieil homme m’indigne (J.-C. Gawsewitch, 2012).

Mais voilà, l’imposture, l’hypocrisie et la haine sont tellement mieux acceptées quand elles émanent d'une personnalité connue pour être « de gauche »... Tout est dans l’étiquette !

L’article de Wikipedia consacré à cet escroc a été modifié dans le mauvais sens. « Né allemand de famille d’origine juive » (sic) : c’est faux. Les parents de son père étaient des Juifs convertis, mais sa mère n’était pas du tout d’origine juive. Quel que soit le critère retenu, un chrétien fils d’une chrétienne sans origines juives et d’un chrétien lui-même fils de chrétiens d’origine juive, donc né de deux parents non-juifs, n’est absolument pas un Juif.

samedi 23 février 2013

Joëlle et Jean-Paul Kauffmann, juifs ou bretons ?

... ou si l'on préfère : juifs ou cathos ?

Le journaliste et écrivain Jean-Paul Kauffmann est né dans la Mayenne et a grandi en Bretagne. Il a été enfant de chœur dans un village breton et pensionnaire dans un collège religieux. Ses parents étaient boulangers-pâtissiers à Corps-Nuds, au sud de Rennes. Le JDD (lejdd.fr) évoque « la figure dominatrice du curé ».

Si certains se sont imaginé que ce « grand lecteur de la Bible » était juif, c’est bien évidemment en raison de son patronyme germanique. Certes, ce nom peut être porté par des Juifs, mais peut-être plus souvent avec une orthographe polonaise (Kaufman).

Toujours est-il qu’en France, les Kauffmann sont généralement d’origine alsacienne et de confession catholique.

Quant à son épouse Joëlle Kauffmann, née Brunerie, elle est née en Bretagne en 1943 « dans une famille catholique où l’on ne plaisantait pas avec la discipline. »

« Les filles faisaient leur scolarité chez les sœurs […] » (France-Culture). Sur le site internet de Télérama, on évoque « la notion chrétienne de sacrifice dont elle fut baignée » (sic).

Les prénoms les plus répandus chez les Brunerie, un nom français du Massif central et de la Corrèze (geneanet.org), sont Jean, Jacques, Pierre, Antoine, François et Hilaire pour les hommes, et pour les prénoms féminins, Marie, Jeanne, Françoise, Léonarde, Anne et Catherine (genealogie.com).

Et cependant, les activités de Joëlle Kauffmann lui ont valu de recevoir, durant sa carrière de gynécologue, de nombreuses lettres antisémites (généralement anonymes, cela va de soi).

Bien évidemment, dans l’esprit malade de bon nombre d’adversaires de la légalisation de l’avortement, une gynécologue qui est brune, qui pratique des IVG et qui porte un prénom d’origine hébraïque et un nom en « -mann », ne peut qu’être juive.

jeudi 21 février 2013

Goldberg, c’est juif, oui ou non ?

Ce monsieur un peu mythomane évoqué précédemment, qui prétendait recenser les compositeurs juifs du passé et affirmait que Schubert était du nombre, incluait bien évidemment Johann Gottlieb Goldberg dans sa liste.

Johann Gottlieb Goldberg, c’est ce musicien qui devait jouer à un comte sujet à des insomnies une œuvre de son contemporain Johann Sebastian Bach à laquelle la postérité a donné son nom : les Variations Goldberg.

Goldberg, tout comme Rosenberg, est d’abord un toponyme et un patronyme germanique (Wikipedia), ce qui signifie que ce nom peut fort bien ne pas être porté uniquement par des Juifs.

J’ignore si des Juifs s’appelaient déjà Goldberg vers le début du XVIIIe siècle. On peut se le demander, sachant que les patronymes germaniques chez les Juifs datent généralement d’un édit promulgué par l’empereur Joseph II en 1787.

En outre, Goldberg fait typiquement partie des noms que les fonctionnaires de l’Empire austro-hongrois ont accordés aux Juifs les plus fortunés dans le cadre de cet édit.

De surcroît, il me semble qu’un Juif qui aurait porté ce nom à cette époque ne se serait sans doute pas prénommé Johann Gottlieb, mais plutôt Elias, Isaac, ou Issachar, par exemple, ou encore Moses ou Mendel.

La première information que nous donne Wikipedia à propos de Johann Gottlieb Goldberg est qu’il fut baptisé le 14 mars 1727 (année de sa naissance) à Gdańsk (certains diraient Dantzig).

Ce Goldberg là n’était donc évidemment pas juif.

vendredi 15 février 2013

John Galliano, pas plus juif que l’abbé Galiani

Pour discréditer ceux qui dénoncent les propos et les actes à caractère antisémite, deux techniques sont couramment utilisées aujourd’hui. L’une consiste à rendre la victime juive moins juive, ou moins victime. C’est Jean-Marie Le Pen inventant que le monsieur dont le cadavre avait été déterré par des voyous, dans un carré israélite, aurait été « un membre du Front National ». Ce sont nos élites dirigeantes qui, lorsqu’un jeune Juif est tabassé par la racaille parce qu’il portait une kippa, supposent que ce sont des « heurts entre bandes rivales ».

L’autre technique, c’est l’inverse : faire passer le coupable pour aussi juif que sa victime. En fait, c’est presque le même procédé. Par exemple, on ira sans vergogne prétendre sur un plateau de télévision qu’Hitler était peut-être juif. Ou bien, quand un couturier alcoolique et toxicomane, salarié d’une firme française bien connue, est interpellé pour violences et insultes à caractère antisémite, on fera courir le bruit que ce personnage est juif lui-même.

Toutefois, concernant Galliano, il n’est pas impossible que le ragot en question trouve son origine dans la lecture trop superficielle d’une phrase comme celle-ci :

« Dans une interview accordée à YNetNews, il explique qu’il est lui-même de confession juive […] » (public.fr/News)

En étant plus attentif, on constate que ce n’est pas de Galliano qu’il est question mais de son avocat, Stéphane Zerbib, lequel s’autorise de sa propre judéité pour dédouaner son client de tout antisémitisme :

« [...] Stéphane Zerbib, l’avocat de John Galliano semble tenir bon. Dans une interview accordée à YNetNews, il explique qu’il est lui-même de confession juive et qu’il n’a jamais ressenti aucune forme de préjugé chez son client [...] »

Si c’est un monsieur Zerbib, lui-même juif, qui soutient que Galliano n’est pas antisémite, alors c’est forcément vrai. De même que si c’est Noam Chomsky, lui-même juif, qui déclare qu’il n’y a aucune trace d’antisémitisme dans les écrits de Robert Faurisson, ou si c’est Shlomo Sand, lui-même juif, qui affirme que le peuple juif est une invention… Etc., etc. On connaît la chanson.

Revenons à nos moutons. John Galliano, ou Juan Carlos Antonio Galliano, est né d’un père anglais d'origine italienne, Joseph John Galliano (donc, John fils de John, voir à ce propos ma remarque dans mes articles antérieurs), et d’une mère espagnole, Anita Guillén, et il a deux sœurs plus âgées, Rosamaria et Immaculada (Wikipedia et chabaneldistrict.com). J’ai failli écrire que des Juifs n’appellent pas leur fille Immaculada, mais il est vrai qu’un jour, un certain Emil Jellinek, fils de rabbin, avait appelé sa fille Mercedes...

Disons que lorsqu’un Anglais de mère espagnole, drogué et alcoolique, et ayant hérité d’un des prénoms de son père, s’écrie sur la voie publique « I love Hitler », il y a très peu de chances, mais vraiment très peu, qu’il soit juif.

mardi 12 février 2013

Avec Schubert, allons-y piano !

C’est dans un café de la rue des Rosiers qu’un monsieur quelque peu porté à la mythomanie me raconta un jour que Schubert était juif. À l’entendre, Mozart n’était pas loin de l’être aussi, et peut-être même Bach, sachant que dans l’univers de ce dernier apparaissait un certain Goldberg.

Étranges variations que celles-ci, toujours sur le même thème. Décidément, les mythomanes, qu’ils soient juifs ou antisémites, déraisonnent toujours selon les mêmes schémas. Même si ce n’est pas avec le même état d'esprit.

Franz Schubert
Franz Peter Schubert était le douzième enfant d’une famille autrichienne qui allait en compter quatorze : voilà déjà un premier indice de sa non-judéité.

Deuxième indice, un peu plus probant, il apprend l’orgue auprès du maître de chapelle de l’église de Lichtental.

Troisième indice, encore plus probant, il n’a pas onze ans quand il devient premier soprano du chœur paroissial.

Enfin, à 17 ans, il compose une messe (n°1 en fa majeur, D.105), toujours pour la même paroisse, à laquelle il est décidément très lié.

Son grand frère Ferdinand, lui aussi compositeur, a écrit un certain nombre d’œuvres religieuses : messes, requiem(s), Salve Regina, Ave Maria, etc.

Eh bien, si avec tout cela, les Schubert n’étaient pas catholiques...

Dans son film Shoah ainsi que dans son livre Le Lièvre de Patagonie, Claude Lanzmann nous précise que l’ancien S.S. Obersturmführer Heinz Schubert, responsable des assassinats en masse de Juifs en Crimée, était de la famille du compositeur. Un descendant de Ferdinand ? Ou d’un autre membre de la fratrie ? Mais certainement pas de Franz, puisque celui-ci n’a jamais eu d’enfant.

Quoi qu’il en soit, laissons le pauvre Franz Schubert là où il est, et plutôt que de le mêler à des histoires dans lesquelles il n’a rien à faire, écoutons sa très belle musique.

samedi 9 février 2013

Sophie Thalmann, pas plus juive que Mulmann ou Thilleman

Sophie Thalmann a été élue Miss Meuse en 1996, puis Miss Lorraine en 1997.

Et puis, en 1998, elle a été élue Miss France, et c’est là que la rumeur de sa judéité a commencé à se propager.

La France des Thalmann
Uniquement à cause de son nom. Je me trompe ?

Pourtant, le patronyme Thalmann, variante de talmann, « homme de la vallée », est tout simplement un nom germanique, c’est-à-dire un nom susceptible d’être porté avant tout par des Allemands, par des Autrichiens, par des Alsaciens ou par des Lorrains.

La répartition géographique de ce nom de famille est éloquente (voir ci-contre, source Genealogie.com).

Porter un nom de famille comme Thalmann (ou Mulmann) en Lorraine, on peut dire que c’est comme s’appeler Le Goff en Bretagne, Simon en Normandie, ou Chappaz en Savoie, par exemple.

Parmi les prénoms portés par les Thalmann français, le prénom Jean-Baptiste figure en bonne place (Geopatronyme.com).

Statistiquement, une fille élancée dépassant 1,80 m, lorraine d’origine, née à Bar-le-Duc, élue Miss France et qui épouse un jockey nommé Christophe Soumillon, a peu de chances d’être juive. Même si elle porte un nom en « -mann », et même si elle accède à la célébrité.


(voir aussi : Les Miss France sont-elles juives ?)

Laury Thilleman, pas plus juive que protestante

Un certain nombre de patronymes en « -man » sont portés par des Juifs, surtout lorsqu’il s’agit d’un mot allemand en « -mann » dont le second « n » a été supprimé par un fonctionnaire polonais.

À partir de là, certains voient des Juifs partout où il y a un « -man » ... Yeah, man !

Or, un nom en « man » peut aussi être anglais, néerlandais, suédois, voire espagnol... En l’occurrence, tout indique que Thilleman est un nom flamand (voir, par exemple, les Thilleman présents sur Facebook).

Laury Betty Thilleman, élue Miss France 2011, est bretonne, comme le rappellent souvent avec insistance les journalistes. Une Bretonne ayant probablement des origines flamandes plus ou moins lointaines du côté de son père, en somme.

Plus précisément, la belle sportive est brestoise. Son père est un ancien militaire (Wikipedia).

« [T]rès attachée à ses racines brestoises, elle les revendique à chaque fois qu’elle en a l’occasion » (Francenetinfos.com).

Interrogée sur les rumeurs qui circulent concernant ses origines et sa religion, elle déclare : « Je ne suis pas plus juive que protestante… » (ibid.) Voilà qui est clair.

Cependant, elle ajoute : « mais je proteste contre la connerie, je proteste contre l’intolérance, je proteste contre les salauds qui veulent oublier la Shoah », et il n’en faut sans doute pas davantage pour que certains déments se sentent confortés dans leurs fantasmes ridicules.


(voir aussi : Les Miss France sont-elles juives ?)

Delphine Wespiser est juive comme je suis basque

Comme je l’ai écrit précédemment, un certain nombre de gens fantasment sur le nom et les origines des lauréates du concours de Miss France.

Des Juifs se font tout un film à partir de quelques vagues indices et s’imaginent avoir reconnu des coreligionnaires. Comme si nous avions encore quelque chose à nous prouver.

Des antisémites paranoïaques guettent de manière analogue les noms à consonance germanique ou supposés tels, comme Thalmann, Galanter, Coman, Rosenfeld, Thilleman, Wespiser... et comme si cela ne suffisait pas, ils en rajoutent : la Réunionnaise Valérie Bègue, par exemple, devient juive aussi, allez savoir pourquoi.

Armoiries de Magstatt-le-Bas
Delphine Wespiser, Miss France 2012, est originaire de Magstatt-le-Bas, un village du Haut-Rhin dont le blason est une croix chrétienne (460 hab. en 2008) (Wikipedia). Elle a été élève d’un lycée privé catholique et elle parle l’alsacien « avec l’accent du Sundgau ».

Sur une photo de Delphine Wespiser au milieu de ses proches, dans sa maison familiale de Magstatt-le-Bas, on peut remarquer le grand sapin de Noël en arrière-plan (Lalsace.fr).

L’origine des Wespiser est assez évidente si l’on sait qu’entre 1891 et 1915, il en est né, en tout et pour tout, 15 dans le Haut-Rhin et 1 en Haute-Marne (Geopatronyme.com).

Au cas où tout cela ne suffirait pas encore, l’intéressée elle-même, interrogée dans une émission de télévision sur ses convictions religieuses, a répondu qu’elle était « chrétienne-catholique » (sic) et croyante, tout en trouvant désormais plus difficilement le temps d’aller à l’église (Adobuzz.com).


(voir aussi : Les Miss France sont-elles juives ?)

jeudi 7 février 2013

Chaban ne faisait pas Shabbat

Le jour où mon regretté grand-père m’avait affirmé que Jacques Chaban-Delmas était juif et que son vrai nom était Lévy, j’étais resté sceptique. Je n’ai jamais su d’où il tenait un tel scoop, mais je constate que cette théorie a toujours cours et je vais lui faire un sort, ici-même et de manière définitive :

Jacques Michel Pierre Delmas, dit Jacques Chaban-Delmas, était le fils de Pierre Delmas et de Georgette Barrouin (Wikipedia).

Delmas n’est pas un nom juif, et Barrouin n’est pas un nom juif.

Jacques, Michel, Pierre, fils de Pierre : chez les Juifs, même non croyants et non pratiquants, un enfant ne reçoit pratiquement jamais, même en troisième prénom, le prénom de son père.

Quand il est mort, une cérémonie funèbre lui a été consacrée en la synag… pardon, je veux dire, en l'église St-Louis des Invalides : il est donc mort en chrétien, et tout indique qu’il était né chrétien.

Plus fort encore : de 1941 à 1942, tout en appartenant à un réseau de la Résistance, « Chaban » avait travaillé au gouvernement de Vichy, au ministère de la Production industrielle. L’importance du poste semble controversée (vikidia.org). Ensuite, en mars 1943, il avait été reçu au concours de l'inspection des Finances (www.ordredelaliberation).

Compte tenu du « Statut des Juifs » promulgué par Pétain en octobre 1940 et « renforcé » en juin 1941, on voit très mal comment un Juif aurait pu accomplir un tel parcours en France pendant ces années-là.

Apparemment, c’était pour la bonne cause : lui, au moins, n’aura pas volé l’étiquette de « grand résistant », contrairement à certain ancien ambassadeur qui usait de fausses qualités et qui était très populaire au sein de la gauche.

lundi 4 février 2013

Qui se méprend sur Fanny Ardant ?

Moi aussi, j’ai cru un moment que Fanny Ardant était juive.

Je pensais donc qu’Ardant était un pseudonyme.

Et cela, bien avant qu’elle incarne Sarah Bernhardt sur les planches (avec un immense talent, soit dit en passant)...

... et sans savoir que son troisième prénom était Judith.

M’avait-on soufflé la fausse information ? Ou bien, est-ce que j’avais eu moi-même cette idée ?

Et pourquoi aurais-je eu cette idée, sinon parce qu’elle avait le type ? Ou parce que je m’étais imaginé qu’elle avait le type ?

Tout au moins, avec ses cheveux bruns, ses yeux sombres, son large sourire et ses lèvres charnues, il n’était pas invraisemblable du tout qu’elle soit juive.

Tout faux, quoi qu’il en soit.

Fanny Marguerite Judith Ardant, née à Saumur, est issue d’une vieille famille de Limoges (Wikipedia). Elle a été élève d’une institution religieuse à Monaco.

Le nom de jeune fille de sa mère était Lecoq. Son père, Jean Ardant, officier de cavalerie, était apparenté à Charles Ardant du Picq.

Voilà qui devrait suffire à dissiper la méprise.

vendredi 1 février 2013

Ce méchant Juif qui persécutait les jeunes Palestiniens…

Devait-il figurer sur ma liste, sachant que son nom ne dirait rien à la plupart de mes lecteurs ?

Pourtant, plusieurs centaines de millions de gens l’ont vu en photo et l’ont pris pour un Juif. Ils sont même plusieurs centaines de millions à croire aujourd’hui encore qu’il est juif. Je veux parler de ce policier israélien qui brandit une matraque.

L’agence Associated Press, le New York Times et Libération ont publié cette photo en affirmant qu’elle montrait « un Palestinien agressé par un policier israélien ».

Le New York Times a même précisé que la scène se déroulait « sur le Mont du Temple ».

Or, il n’y a pas de rue en pente sur le Mont du Temple. Il n’y a aucune circulation automobile sur le Mont du Temple. Deux automobiles côte à côte, dont un break Mercedes de type W123, et une troisième voiture à côté en train de brûler, c’est difficile à imaginer sur le Mont du Temple.

Depuis le Mont du Temple, il n’est pas possible non plus d’apercevoir une ligne d’horizon en hauteur.

Enfin, le panneau en arrière-plan est visiblement celui d’une station-service, et sur le Mont du Temple, il n’y a évidemment pas de station-service, ni de panneau en hébreu, ni de panneau tout court, ni quoi que ce soit de ce genre.

Tout cela devrait être évident pour quiconque a seulement déjà vu une fois dans sa vie une simple photo de Jérusalem. C’est une question de bon sens, mais le bon sens n’est pas la chose du monde la mieux partagée.

Une fois de plus, le malheur des Juifs aura été instrumentalisé contre les Juifs eux-mêmes. En effet, le jeune « Palestinien » ensanglanté était en réalité un étudiant américain, juif pratiquant et sioniste (depuis ces événements, il a fait son aliyah).

Arraché au taxi dans lequel il était assis et lynché à mort par une courageuse foule arabe « palestinienne », piétiné par une dizaine d’individus héroïques et poignardé par l’un d’eux, le jeune Tuvia Grossman n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention du policier que l’on voit sur la photo. Il s’en est fallu d’une minute.

Pour la petite histoire, c’est à cet instant que Tuvia a eu la vision que Gédéon, héros juif des temps bibliques, venait le sauver.

Ce n’est que dix ans plus tard que Tuvia a fait la connaissance de son sauveur, dont le prénom est… Gidon (variante de Gideon, c’est-à-dire Gédéon). Cela ne s’invente pas.

Il faut voir la magnifique vidéo qui immortalise ce moment.

Gidon Tzefadi, ce policier israélien, n’est pas juif du tout. C’est un Druze.