vendredi 16 décembre 2016

Anémone de mère

Quand une actrice est brune et un tant soit peu « typée » (et parfois même sans cela), il se trouve tôt ou tard quelqu’un dans les parages pour affirmer qu’elle est juive. Cela a été le cas pour Fanny Ardant, pour Marie-José Nat, pour Audrey Tautou... Cela a été le cas aussi pour Anémone.

Anémone a expliqué qu’elle aurait été plus heureuse sans enfants : « J’ai grandi à une époque où, si on n’avait pas d’enfant, on n’était pas une vraie femme. Donc, on fait des gosses. Et on se rend compte qu'on s’est fait bananer et qu’on aurait été mieux sans. » (purepeople.com) Elle a également déclaré : « ça m’a ruiné la vie ». Et aussi : « ça m’a empêchée de vivre » (gala.fr). Voilà qui ne cadre pas particulièrement avec le profil d’une Juive, pour ne pas parler dune mère juive.

Anémone ne s’est jamais appelée Anne-Aymone, contrairement à ce que l’on peut lire ici ou là, sur des sites internet ou des blogs peu fiables. Son pseudonyme date du premier film dans lequel elle a joué le rôle principal : Anémone était le titre du film et le nom du personnage.

Anémone s’appelle en réalité Anne Bourguignon. Elle est la fille du psychiatre André Bourguignon (lui-même fils du neurophysiologiste Georges Bourguignon) et de Claire Justin-Besançon (Who’s Who). Bourguignon et Justin ne sont pas des noms portés par des Juifs, c’est le moins qu’on puisse dire, et concernant le nom Besançon, je renvoie le lecteur à mon article sur Alain Besançon, à qui la mère d’Anémone est apparentée.

Issue de « la grande bourgeoisie parisienne » (Wikipedia), Anne Bourguignon a passé son enfance dans la propriété familiale en Gironde. Élève du lycée privé Notre-Dame-des-Invalides, elle y interpréta la Vierge Marie dans le cadre d’un spectacle de fin d’année (allocine.fr). Pour faire bonne mesure, ajoutons que son cursus scolaire et universitaire inclut deux autres institutions catholiques et que dans une interview télévisée, elle a précisé qu’elle aurait voulu se marier à l’église « sans passer par la mairie » (vidéo sur le site internet de l’INA).

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