mardi 28 juin 2016

Gustav Klimt, juif par analogie?

Sachant que la capitale de l’Empire austro-hongrois a connu d’illustres auteurs juifs comme Arthur Schnitzler, Stefan Zweig et Sigmund Freud, certains en auront peut-être rapidement déduit que des artistes viennois ayant vécu à la même époque, comme Gustav Klimt, devaient être juifs également ?

Ou bien, serait-ce parce que Klimt avait pris comme modèles Margarethe Stonborough, la sœur de Ludwig Wittgenstein et surtout, pour plusieurs œuvres dont une représentation de Judith, Adèle Bloch-Bauer, laquelle aurait aussi été, semble-t-il, une de ses maîtresses ? 

Ajoutons que le mari de celle-ci, Ferdinand Bloch-Bauer, avait acquis plusieurs tableaux de Klimt, outre le portrait de sa femme, et qu’une autre œuvre du maître, le « Portrait de Friederike Maria Beer », se trouve au musée de Tel-Aviv.

Assurément, il est difficile de parler de Klimt et de son œuvre sans faire intervenir les Juifs d’une manière ou d’une autre.

On pourrait aussi être tenté de supposer que Klimt avait une prédilection pour les Juives, mais ce serait sur des fondements illusoires. Margarethe Stonborough, à l’instar de son illustre frère, était née d’une mère non juive et d’un père chrétien issu de parents convertis. Quant à Friederike Maria Beer, il y a peu de chances quelle ait été juive, même si Beer est un nom porté par des Juifs.

Gustav Klimt était né à Vienne dans une famille assez pauvre d’origine morave, et sa sépulture, qui ne comporte aucun signe indiquant une appartenance juive, se trouve dans le cimetière très chrétien de Hietzing, où il ne semble pas que des Juifs soient enterrés.

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