mardi 20 octobre 2026

Jean-Jacques, plus Servan que Schreiber

Le 20 octobre sur Facebook, en réponse à un commentaire évoquant une lettre antisémite adressée par Françoise Giroud, pourtant elle-même juive de naissance, à Jean-Jacques Servan-Schreiber (JJSS) au moment de leur brouille, un internaute écrivait que celui-ci était juif lui aussi.

Voilà une méprise que je guettais depuis longtemps.

L'identité juive, son père
avait fait une croix dessus.

Le père de JJSS, Émile Servan-Schreiber, était juif de naissance, et de là provient vraisemblablement la méprise.

Or, Émile Servan-Schreiber s’était converti. Surtout, la mère de Jean-Jacques, Denise Brésard, n’était pas juive. Elle était la fille de Georges Brésard et de Jeanne Raynaud, elle-même fille d’Antoine Raynaud et Marie Brou.

À l’instar de ses frères et sœurs, JJSS avait été élevé dans la religion qui était désormais celle de son père comme de sa mère, la religion catholique.

Par ailleurs, JJSS avait été reçu à l
’École polytechnique en 1943, ce qui aurait été fort difficile pour un Juif cette année-là. Je présume que je n’ai pas besoin d’expliquer pourquoi. 

Enfin, la sépulture familiale à Veulettes-sur-mer, commune dont sa mère avait été maire, est clairement celle d’une famille chrétienne.


Sources : Jean-Jacques Servan-Schreiber, Les Fossoyeurs, Fixot (1993) ; Geneastar ; Wikipedia.