samedi 11 avril 2015

Jacques Villeret, juif dans un film

Voici un dialogue entre Jacques (Jacques Dutronc) et Simon (Jacques Villeret) dans le film Le Bon et les méchants de Claude Lelouch (1976) :

– T’es juif, toi ?
– Un peu, ouais…
– Et comment elle l’a su ?
– Tu veux que je te fasse un dessin ?

Inutile, je suppose, d’aller chercher ailleurs la raison pour laquelle un bruit a couru que le regretté Jacques Villeret était juif. Une fois de plus, les gens auront confondu l’acteur avec son personnage (comme pour Henri Guybet dans Rabbi Jacob, et peut-être aussi pour Vincent Cassel dans La Haine par exemple).

Et dès lors, peu importent les rôles qu’il tiendra par la suite, car toute rationalité disparaît dès qu’il est question des Juifs.

Jacques Villeret est né en Touraine sous le nom de Jacky Boufroura, d’un père algérien d’origine kabyle, Ahmed Boufroura, et d’une mère française, Annette Bonin (Wikipedia).

Ses parents se séparent rapidement et il est élevé par le nouveau mari de sa mère, Raymond Villeret. Il découvrira seulement à l’adolescence que celui-ci n’est pas son père biologique. Cependant, il ne s’appellera officiellement Villeret qu’à l’âge de quarante ans (ibid.).

Selon certaines sources, pas nécessairement fiables, Jacky Boufroura aurait d’abord reçu comme prénom Mohammed. Par ailleurs, un certain Ahmin Boufroura, Kabyle de confession chrétienne, s’est longtemps fait passer pour son demi-frère.

Toujours est-il que Bonin et Villeret ne sont pas plus juifs que Boufroura (et aucun Juif ne se prénomme Ahmed ni Ahmin).

Mais surtout, les funérailles de Jacques Villeret ont eu lieu dans une église, et sa tombe s’orne d’un crucifix (lanouvellerepublique.fr).

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