lundi 1 juin 2026

Ben Affleck n’est pas Ben Afflelou !

En 2026, sur les réseaux sociaux, on a vu circuler des listes de noms de délinquants sexuels avérés ou présumés qui semblaient être tous juifs.

À ceux qui suggèrent que les abus sexuels seraient une spécialité juive, on peut leur rappeler que les enseignants de l’institut catholique de Bétharram et autres prêtres pédophiles n’étaient pas juifs. La majorité des personnes impliquées dans le scandale du périscolaire en France, au milieu des années 2020, non plus.

Dans quel camp est-il donc ?

On peut leur rappeler aussi d’autres cas comme l’abbé Pierre, Gérard Depardieu et Patrick Poivre d’Arvor, par exemple.

Le 24 mai 2026, un internaute qui était juif lui-même publiait sur Facebook une telle liste de Juifs célèbres accusés de délinquance sexuelle, mais pour dénoncer une campagne antisémite de la gauche et des médias.

Ce qui nous intéresse ici, c’est la présence de l’acteur américain Ben Affleck dans cette liste de noms.

Est-ce que certains croient que tous les acteurs de Hollywood sont juifs ? Ou plus probablement, qu’un acteur dont le prénom est Benjamin ne peut qu’être juif ? Ou bien, est-ce parce que dans la distinction qui a été faite entre les acteurs qui se positionnaient du côté d’Israël et ceux qui prenaient parti pour ses ennemis, certains ont cru pouvoir classer Ben Affleck dans la première catégorie ? Comme s’il nécessaire d’être juif pour soutenir Israël...

Quelles sont les origines de Benjamin Géza Affleck-Boldt, dit Ben Affleck ?

Sa mère, Christine Ann Boldt, était d’ascendance irlandaise. Elle était la fille de William O’Brien Boldt et d’Elizabeth N. Roberts, elle-même fille de Lawrence Lester Roberts et de Margaret McLain, celle-ci étant la fille de Gordentia Waite McLain et d’Harriet M. Hattie Roberts. Gordentia Waite McLain était le fils de Robert Waite McLain et de Lucy Newton Alexander.

Son père, Timothy Byers Affleck, avait des ancêtres anglais, écossais, allemands et suisses. Il était le fils de Myron Hopkins Affleck et de Frances L. Perkins et dans son ascendance apparaissent du côté maternel des noms comme Cross, Bundy, Vinton, Hinckley, Burlingame et du côté paternel, Strong, Hoyt, Thorp et Hopkins.

Affleck est un nom écossais et les autres noms cités ne suggèrent pas davantage des origines juives. Benjamin Affleck n’était donc pas plus juif que Benjamin Biolay, Benjamin Britten, Benjamin Constant ou Benjamin Franklin.


Sources : Geneanet ; Geneastar ; Geni.com

lundi 18 mai 2026

Au secours, Sissi est juif !

Pour discréditer le président égyptien, qui a mené le coup d’État contre son prédécesseur islamiste, les Frères musulmans propagent la rumeur de sa judaïté.Courrier international

C’est effectivement ainsi que l’on tente de discréditer une personnalité publique dans le monde musulman, comme je l’ai déjà rappelé à propos de Mahmoud Ahmadinejad, de Mouammar Kadhafi et de Boualem Sansal.

Juif, Sissi ? Non, non !

Nul ne saurait être surpris qu’une telle rumeur, à propos du maréchal Sissi, ait été propagée par les Frères musulmans, frustrés comme ils l’ont été de ne pas avoir pu profiter longtemps du cadeau que leur avait offert leur ami (et crypto-coreligionnaire) Barack Obama en les portant au pouvoir en Égypte.

Cette rumeur valait-elle la peine d’être réfutée ? Je le fais surtout par souci de cohérence, sachant que j’ai déjà traité des cas tout aussi absurdes comme ceux cités ci-dessus.

Abdel Fattah al-Sissi a la réputation d’être un musulman pieux qui « connaît le Coran par cœur et veille à parsemer ses discours de citations islamiques », toujours selon Courrier international.

Actuellement, en Égypte, les Juifs se comptent sur les doigts d’une seule main, autant dire que le pays est judenrein. On voit donc à quel point l’idée qu’un Juif puisse y devenir chef du renseignement militaire, puis accéder à la tête du pays, est grotesque et insensée.

vendredi 1 mai 2026

Dzerjinski, pas plus juif que Brzezinski

Le 30 avril 2026, un de mes amis, passionné d’Histoire, m’a affirmé que Félix Dzerjinski était juif. Qu’est-ce qui a bien pu lui inspirer cette méprise ?

Certes, plusieurs leaders de la révolution russe étaient juifs, comme Zinoviev et Kamenev et même des hommes responsables de meurtres de masse comme Trotski et Iadoga, mais j’ai montré que contrairement à certains racontars, ni Lénine ni Staline ne l’étaient.

Dzerjinscoe

Qu’en est-il de Dzerjinski ?

Certes, le fondateur de la Tchéka a entretenu une relation d’amitié avec Rosa Luxemburg et par ailleurs, il a lutté contre les pogroms antisémites. Aurait-il été un grand ami des Juifs ?

Si Dzerjinski avait été juif, aurait-il été considéré comme un héros national en Biélorussie, où son nom fut donné à une colline en 1958 et où son lieu de naissance, Oziembłowo, fut renommé Dzerjinovo ?

Il est permis d’en douter.

Si Dzerjinski avait été juif, y aurait-il eu en Pologne, au temps du communisme, autant de rues, de places, de parcs et d’écoles portant son nom et autant de statues à son effigie ?

En vérité, Dzerjinski était issu d’une famille de petits hobereaux polonais installée en Biélorussie. Fervent catholique, il avait même envisagé dans sa jeunesse de devenir prêtre.


Sources : Encyclopædia Universalis ; Wikipedia et sources afférentes.

jeudi 9 avril 2026

Quand Arnold Toynbee devient juif

Le 21 mars 2026, le site Web Miurne reproduisait un article de David Duquesne paru le même jour dans le journal en ligne Tribune Juive et intitulé : « Israël dernier rempart de l’Occident ? »

Comme on pouvait s’y attendre, des commentaires antisémites n’ont pas tardé à apparaître, à commencer par celui d’un individu signant sous le pseudonyme de « jeanlebon ».


Son second prénom : Joseph...

Celui-ci accusait les Juifs dans leur ensemble de détruire les nations, les traitant d’empoisonneurs et les rendant collectivement responsables du multiculturalisme et du « poison » islamique diffusé en France et ailleurs.

À l’appui de ce délire, il citait quelques exemples de personnalités juives ou censées l’être. On se doute qu’il ne s’agissait pas de Gilles William Goldnadel, ni d’Éric Zemmour, ni de Sarah Knafo, ni d’Olivier Benkemoun, ni d’Elisabeth Lévy, ni de Rachel Khan, mais plutôt de promoteurs de l’idéologie multiculturaliste comme George Soros et Jacques Attali.

C’est comme si j’affirmais que tous les oiseaux sont gris et que je citais le pigeon biset, le héron cendré, le gobemouche gris et le perroquet gris du Gabon, tout en ignorant délibérément le moineau, le canari, l'aigrette, l’ara, le lori, la grande perruche verte, le geai bleu, le cardinal rouge et le flamand rose.

En lisant ces lignes, on se doute également que parmi les personnalités censées être juives que nommait ce triste sire, une au moins ne l’était pas.

Il s’agissait d’Arnold Toynbee.

Cet historien britannique était le fils de Harry Valpy Toynbee, lui-même fils de Joseph Toynbee et d’Harriet Toynbee, née Holmes. La mère de Toynbee, Sarah Edith Toynbee, née Marshall, était la fille d’Edwin Marshall et de Sarah, née Line, celle-ci étant la fille de Charles Allen Line et de Mary, née Thornton.

Parmi tous les noms de famille qui précèdent, aucun ne suggère une origine juive. Concernant des prénoms comme Joseph et Sarah, tout le monde sait qu’ils ne sont plus depuis longtemps une exclusivité juive et c’est un sujet que j’ai déjà abondamment traité dans mes articles précédents.


Sources : geni.com ; Miurne ; Tribune Juive.

dimanche 1 février 2026

Enrico Fermi, de la ferme au labo

Dans son remarquable essai Affaires atomiques (Les Arènes, 2001), page 56, Dominique Lorentz cite le physicien Enrico Fermi parmi les « scientifiques juifs » auxquels le programme nucléaire américain devait sa réussite au milieu du XXe siècle.

Certes, la majorité des physiciens ayant mis au point l’arme atomique étaient juifs, mais ils ne l’étaient pas tous. Dominique Lorentz aurait-elle confondu Enrico Fermi avec Enrico Macias ? Ou avec Robert Enrico ?

Florence, basilique Santa Croce (© MR)

Enrico Fermi et son frère étaient les fils d’Alberto Maria Fermi et d’Ida Giuditta Maria de Gattis, elle-même née dans les Pouilles et fille de Giuseppe de Gattis et de Giuditta Sant’Ambrogio.

Peu après leur naissance, ils furent « envoyés chez une nourrice, dans un milieu rural ». Enrico ne retrouva ses parents qu’à l’âge de deux ans et demi. C’est ce que nous apprend Wikipedia, citant Dan Cooper (Enrico Fermi and the Revolutions of Modern Physics, Oxford University Press, 1999).

Cela se passait en Italie, longtemps avant la Seconde Guerre mondiale. Dans ce contexte, imagine-t-on des parents juifs se comporter ainsi avec leurs enfants en bas âge ?

Surtout, on sait que dans les années trente, le célèbre physicien allait émigrer aux États-Unis « pour échapper aux lois antijuives touchant sa femme », nous précise-t-on : ce qui indique clairement qu’Enrico Fermi lui-même, contrairement à son épouse, n’était pas juif.

Enfin, si Fermi est enterré au cimetière Oak Woods de Chicago, le fait qu’un tombeau lui soit consacré en la basilique Santa Croce de Florence est encore un élément de preuve de sa non-judéité.


Sources : Wikipedia ; Wikitree ; et sources afférentes.

vendredi 2 janvier 2026

Morgan de quoi ?

Le 27 décembre 2025, dans une publication à caractère complotiste sur Facebook, il était affirmé que Nikola Tesla avait inventé la transmission d’énergie électrique sans fil, mais que son projet avait avorté parce que le banquier J.P. Morgan lui avait coupé les crédits.

Dès qu’il est question d’un projet censé nuire à l’ensemble de l’humanité ou bien, ce qui revient au même, d’un projet censé profiter à toute l’humanité mais entravé par des intérêts antagonistes, et à plus forte raison si un banquier est impliqué, la théorie du complot juif n’est pas loin.

Ni Morgan ni Gorman...

Aussi, la question que je me suis alors posée a été de savoir combien de commentaires je devrais parcourir avant de tomber sur un délire antisémite, et cela n’a pas loupé :

« JP Morgan hl... encore des juifs qui freinent l’humanité cause argent et égoïsme »

J’ignore ce que signifie « hl » mais peu importe. J’ai pu vérifier sur Google que des internautes cherchaient à savoir quelles étaient les origines de J.P. Morgan, sa religion ou sa « race ».

John Pierpont Morgan, fondateur de la banque portant son nom, était le fils de Junius Spencer Morgan et de Juliet Pierpont. Junius Spencer Morgan était le fils de Joseph Morgan et Sarah Spencer. Juliet Pierpont était la fille de John C. Pierpont et de Mary Sheldon Lord.

Dans l’arbre généalogique du célèbre banquier, aucun nom de suggère une origine juive, pas même Lyman.

La sépulture de J.P. Morgan s’orne de deux petites croix et surtout, on sait que le banquier de Wall Street était un épiscopalien fervent et un membre actif de l’église locale, et qu’il avait financé l’édification d’une cathédrale.


Sources : Find a Grave ; Geneanet ; Geneastar ; Philanthropy Roundtable.

dimanche 21 décembre 2025

Prêter des origines juives à Estrosi, est-ce trop, aussi ?

Nice a des racines profondément chrétiennes et j’ai renouvelé ce matin le vœu lors de la fête de l’église du vœu ! — Christian Estrosi, Facebook, 18/05/2014.

Sur Facebook, le 21 décembre 2025, un internaute colportait une ineptie tirée d’une page intitulée Le saviez-vous ? Sur les personnalités juives.

Il y était affirmé que Christian Estrosi « est d’origine juive par sa mère, qui est née dans une famille juive d’Algérie » et que « ses origines juives ont également joué un rôle dans son identité personnelle ».

Christian generally means Christian...

Certes, le maire de Nice s’est toujours montré solidaire d’Israël et a toujours dénoncé l’antisémitisme, mais il a dénoncé également la persécution des chrétiens en Algérie, par exemple. Un tel positionnement politique ne permet pas du tout de préjuger de l’origine ou de l’appartenance religieuse de l’intéressé.

Wikipedia, consulté le même jour, nous disait que Christian Estrosi est « le fils d’un couple d’Italiens originaires d’Umbertide en Ombrie ayant immigré à Nice vers 1939 ».

Or, la mère de Christian Estrosi s’appelait Marie-Thérèse Guilmont. D’après le site internet Filae, « Guilmont est un nom de famille, forme contractée de Guillaumont, dérivé de Guillaume, nom de baptême issu du vieux nom d’origine germanique Wilhelm, composé de wil qui signifie volonté et helm qui signifie casque, ancien surnom de guerrier. »

Les sites qui recensent les personnalités juives sans mauvaise pensée ne sont pas très fiables, mais Wikipedia non plus, s’il était encore besoin de le faire remarquer : en effet, avec un patronyme et un prénom typiquement français, la mère de Christian Estrosi, contrairement à son père, n’était sûrement pas italienne.

Enfin, on imagine difficilement des parents juifs appeler leur fille Marie-Thérèse.

Décidément, cette manie d’inventer des origines juives à des personnalités est tenace.


Sources : Filae ; Geneanet ; Wikipedia.

dimanche 23 novembre 2025

Sur Nietzsche, nitchevo !

En juin 2025, dans le contexte de l’opération militaire israélo-américaine contre les bases iraniennes, l’imam de Drancy, Hassen Chalgoumi, connu pour ses positions atypiques, publiait un texte apologétique du peuple juif dans lequel on pouvait lire ceci :

« C’est un peuple qui a offert au monde Einstein, Newton, Kafka, Karl Marx, Nietzsche, Spinoza, Freud… et tant d’autres esprits brillants qui ont marqué l’humanité. »

Philosémite ou antisémite ?

Si l’imam Chalgoumi a cru que Newton était juif, je suppose que c’est en raison de son prénom, Isaac. Concernant Nietzsche, en revanche, je reste perplexe.

Certes, le penseur aux petites oreilles et à la grosse moustache avait dénoncé l’antisémitisme, surtout à propos de Wagner. Dans ses derniers écrits, il déclarait pouvoir bien s’entendre avec les Juifs, mais pas avec les Allemands et de façon générale, sa vision des Juifs paraît nettement plus positive que celles de Hegel et de Schopenhauer, pour ne pas parler de Fichte, encore qu’elle continue de faire l’objet d’une importante controverse.

Dans son ouvrage Généalogie de la morale, Nietzsche livre une interprétation très douteuse de l’esprit juif en attribuant notamment au peuple juif une « haine rentrée de l’homme » et en rendant les Juifs responsables du christianisme qu’il attaque avec la férocité que l’on sait.

Quoi qu’il en soit, dans la vision des Juifs que Friedrich Nietzsche exprime au cours de son œuvre, tout indique que lui-même n’était pas juif du tout. Ajoutons qu’à la fin de sa carrière, il était persuadé d’être issu d’une famille de nobles polonais.

Surtout, on sait que son père et son grand-père étaient des pasteurs luthériens et que sa mère, Franziska Oehler, était, elle aussi, la fille d’un pasteur.


Sources : Nietzsche (Friedrich), Généalogie de la morale, L’Antéchrist, Ecce Homo ; Wikipedia.

jeudi 23 octobre 2025

Roschdy Zem est allé (en Israël), a vécu mais n’est pas devenu... juif

En 2009, le chroniqueur et notable juif Jean Corcos déclarait qu’un certain nombre d’internautes associaient le mot juif à deux personnalités de confession musulmane, Rachida Dati et Roschdy Zem (voir mon article sur Thierry Ardisson).

Concernant Roschdy Zem, qu’est-ce qui a pu motiver une telle méprise ? Sans doute le fait qu’il incarne un personnage juif, Yoram Harrari, dans le film franco-israélien Va, vis et deviens de Radu Mihaileanu.

Il n’a pourtant pas le type !

En effet, comme je l’ai mentionné maintes fois, dès qu’un acteur interprète un personnage juif, beaucoup de gens s’imaginent qu’il est juif lui-même.

Par ailleurs, je note que sur Google, au moment où ces lignes sont écrites, la saisie de « Roschdy Zem r » et de « Roschdy Zem i » fait apparaître respectivement « religion » et « Israël » en deuxième position, ce qui est assez suggestif.

Dans son film Mauvaise foi, dont beaucoup de gens ont vu la bande-annonce, le cinéaste et acteur met en scène une Juive qui présente un Arabe à ses parents. Dans ce film, il interprète un Arabe. Au passage, Cécile de France, qui incarne la Juive en question, n’est pas juive et Jean-Pierre Cassel, qui joue le père de famille juif, non plus.

Roschdy Zamzem, de son vrai nom, est issu d’une famille amazighe franco-marocaine. Son père a été ouvrier sur des chantiers et sa mère, originaire du Maroc, a été femme de ménage. La famille Zamzem a vécu dans un bidonville et jusqu’à l’âge de six ans, Roschdy a été confié, par l’intermédiaire du Secours catholique, à une famille d’accueil belge et catholique.

Son prénom, Roshdy, lui a été donné en hommage à l’acteur égyptien Rouchdi Abaza et dans son film autobiographique Les Miens, le personnage principal s’appelle Ryad.


Sources : Jeune Afrique ; Wikipedia.

dimanche 5 octobre 2025

Quand une IA nous dit que Chirac était juif

Voici une question posée le 28 mars 2025 sur Google : « Quelles personnalités françaises sont juives ? »

Et voici la surprenante réponse affichée par le moteur de recherche :

• Serge Klarsfeld,
• Jacques Chirac,
• Daniel Cohn-Bendit,
• Jules Sitruk,
• Samuel Trigano.

Curieusement, cette énormité est reproduite texto sur un site Web destiné aux enseignants « et à leurs élèves ». Il est vrai que le niveau de l’enseignement en France, aujourd’hui, est tombé bien bas.

Deux bons amis des Juifs

Outre que « Samuel Trigano » désigne bien évidemment le sociologue et essayiste Shmuel Trigano, lequel a émigré en Israël au moment de sa retraite, on constate qu’en citant seulement cinq noms, l’IA trouve le moyen d’y inclure une personnalité qui n’a absolument rien de juif, en outre un ancien président de la République.

Le patronyme Chirac désigne une personne originaire de Chirac, nom de plusieurs localités : la commune de Chirac-Bellevue en Corrèze, l’ancienne commune de Chirac en Lozère, la commune de Chirac en Charente, ou un hameau de la commune de Chanteuges en Haute-Loire.

Jacques Chirac était le fils de François Chirac et de Marie-Louise Valette, l’un et l’autre issus de familles corréziennes. La mère de Marie-Louise Valette s’appelait Victorine Mouly et sa grand-mère maternelle Anne Lacour. Celle-ci était la fille de Pierre Lacour et de Marguerite Bessat, elle-même fille de Jeanne Laumont. Quant à François Chirac, son état-civil complet était Abel François Marie Chirac et j’ai déjà expliqué ce qu’il en était du prénom Marie dans l’état-civil d’un homme. Il était le fils de Louis Joseph Chirac et de Marie Christine Dumay.

Naturellement, outre Marie et Christine, aucun nom « à consonance juive » n’apparaît dans l’arbre généalogique du personnage.


Sources : Geneastar ; Lumni enseignement ; Wikipedia.