Dans son remarquable essai Affaires atomiques (Les Arènes, 2001), page 56, Dominique Lorentz cite le physicien Enrico Fermi parmi les « scientifiques juifs » auxquels le programme nucléaire américain devait sa réussite au milieu du XXe siècle.
Certes, la majorité des physiciens ayant mis au point l'arme atomique étaient juifs, mais ils ne l’étaient pas tous. Dominique Lorentz aurait-elle confondu Enrico Fermi avec Enrico Macias ? Ou avec Robert Enrico ?
Enrico Fermi et son frère étaient les fils d’Alberto Maria Fermi et d’Ida Giuditta Maria de Gattis, elle-même née dans les Pouilles et fille de Giuseppe de Gattis et de Giuditta Sant’Ambrogio.
Peu après leur naissance, ils furent « envoyés chez une nourrice, dans un milieu rural ». Enrico ne retrouva ses parents qu’à l’âge de deux ans et demi. C’est ce que nous apprend Wikipedia, citant Dan Cooper (Enrico Fermi and the Revolutions of Modern Physics, Oxford University Press, 1999).
Cela se passait en Italie, longtemps avant la Seconde Guerre mondiale. Dans ce contexte, imagine-t-on des parents juifs se comporter ainsi avec leurs enfants en bas âge ?
Surtout, on sait que dans les années trente, le célèbre physicien allait émigrer aux États-Unis « pour échapper aux lois antijuives touchant sa femme », nous précise-t-on : ce qui indique clairement qu’Enrico Fermi lui-même, contrairement à son épouse, n’était pas juif.
Enfin, si Fermi est enterré au cimetière Oak Woods de Chicago, le fait qu’un tombeau lui soit consacré en la basilique Santa Croce de Florence est encore un élément de preuve de sa non-judéité.
Sources : Wikipedia ; Wikitree ; et sources afférentes.
Certes, la majorité des physiciens ayant mis au point l'arme atomique étaient juifs, mais ils ne l’étaient pas tous. Dominique Lorentz aurait-elle confondu Enrico Fermi avec Enrico Macias ? Ou avec Robert Enrico ?
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| Florence, basilique Santa Croce (© MR) |
Peu après leur naissance, ils furent « envoyés chez une nourrice, dans un milieu rural ». Enrico ne retrouva ses parents qu’à l’âge de deux ans et demi. C’est ce que nous apprend Wikipedia, citant Dan Cooper (Enrico Fermi and the Revolutions of Modern Physics, Oxford University Press, 1999).
Cela se passait en Italie, longtemps avant la Seconde Guerre mondiale. Dans ce contexte, imagine-t-on des parents juifs se comporter ainsi avec leurs enfants en bas âge ?
Surtout, on sait que dans les années trente, le célèbre physicien allait émigrer aux États-Unis « pour échapper aux lois antijuives touchant sa femme », nous précise-t-on : ce qui indique clairement qu’Enrico Fermi lui-même, contrairement à son épouse, n’était pas juif.
Enfin, si Fermi est enterré au cimetière Oak Woods de Chicago, le fait qu’un tombeau lui soit consacré en la basilique Santa Croce de Florence est encore un élément de preuve de sa non-judéité.
Sources : Wikipedia ; Wikitree ; et sources afférentes.









