Vers 1940, l’écrivain américain John Steinbeck recevait de nombreuses lettres colportant des rumeurs selon lesquelles il serait juif et son ouvrage Les Raisins de la colère constituerait une « propagande juive ».
Il répondit à un certain Birkhead, directeur d’une organisation nommée Friends of Democracy, qui lui demandait une « clarification » :
« [...] Je suis attristé par une époque où il faut connaître la race d’un homme avant de pouvoir approuver ou désapprouver son œuvre. Peu m’importe d’être juif ou non, et je sais qu’une déclaration de ma part serait inutile si un critique malintentionné tenait à défendre une thèse préconçue. [...] Il se trouve que je ne suis pas juif et que je n’ai pas de sang juif, mais c’est un pur hasard. Je ne tire aucune fierté de cet état de fait. »
« [...] Ceux qui, pour une raison ou une autre, veulent croire que je suis juif continueront de le croire, tandis que les hommes de bonne volonté et dotés de discernement n’y accorderont aucune importance, dans un sens comme dans l’autre. »
« [...] Je peux prouver ces choses, bien sûr – mais le jour où je devrai le faire, la démocratie américaine aura disparu. »
Ces rumeurs stupides étaient-elles inspirées par la présence du vocable stein dans son patronyme ? Qui sait ?
John Steinbeck avait des ancêtres allemands, anglais et irlandais. Son grand-père maternel s’appelait Johann Adolf Großsteinbeck, soit Grosssteinbeck dans la graphie anglaise ou française et pour éviter ces trois S, il avait fait supprimer la première syllabe de son nom.
La mère de Steinbeck s’appelait Olive Hamilton. Elle était la fille de Samuel Hamilton et d’Elizabeth Fagen. Les Steinbeck étaient membres de l’Église épiscopalienne des États-Unis et l’écrivain, dont les œuvres sont souvent inspirées de la théologie anglicane, allait resté affilié à la paroisse épiscopalienne Saint-Paul.
Sources : Jew Or Not Jew ; Jewish Herald-Voice ; Wikipedia et sources afférentes ; Wikitree.
Il répondit à un certain Birkhead, directeur d’une organisation nommée Friends of Democracy, qui lui demandait une « clarification » :
« [...] Je suis attristé par une époque où il faut connaître la race d’un homme avant de pouvoir approuver ou désapprouver son œuvre. Peu m’importe d’être juif ou non, et je sais qu’une déclaration de ma part serait inutile si un critique malintentionné tenait à défendre une thèse préconçue. [...] Il se trouve que je ne suis pas juif et que je n’ai pas de sang juif, mais c’est un pur hasard. Je ne tire aucune fierté de cet état de fait. »
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| Les Raisins et les raisons. |
« [...] Je peux prouver ces choses, bien sûr – mais le jour où je devrai le faire, la démocratie américaine aura disparu. »
Ces rumeurs stupides étaient-elles inspirées par la présence du vocable stein dans son patronyme ? Qui sait ?
John Steinbeck avait des ancêtres allemands, anglais et irlandais. Son grand-père maternel s’appelait Johann Adolf Großsteinbeck, soit Grosssteinbeck dans la graphie anglaise ou française et pour éviter ces trois S, il avait fait supprimer la première syllabe de son nom.
La mère de Steinbeck s’appelait Olive Hamilton. Elle était la fille de Samuel Hamilton et d’Elizabeth Fagen. Les Steinbeck étaient membres de l’Église épiscopalienne des États-Unis et l’écrivain, dont les œuvres sont souvent inspirées de la théologie anglicane, allait resté affilié à la paroisse épiscopalienne Saint-Paul.
Sources : Jew Or Not Jew ; Jewish Herald-Voice ; Wikipedia et sources afférentes ; Wikitree.

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